
Le numéro un du judo Congolais,Maitre Nicolas Lianza est de ceux qui militent pour une gestion particulière des infrastructures sportives, en commençant par celles héritées des jeux de la francophonie, avec la vision de l’étendre à l’ensemble des infrastructures publiques du pays.
La gestion actuelle des arènes sportives et des autres bâtisses liées au sport a montré ses limites en terme de génération des flux financiers, les gestionnaires n’etant pas de managers mais des simples fonctionnaires qui attendent un salaire à la fin du mois, cela pose un sérieux problème.
Cette dépendance au ministère de sport et implicitement au trésor publique fait le lit d’une gestion attentiste et peu créative.
Nicolas Lianza jette les bases d’une nouvelle gestion à implémenter, une gestion viable adaptée à la situation socio-économique de la RDC et calquée sur des modèles ayant portés des fruits sous d’autre cieux notamment en Europe et en Amérique
« La meilleure des solutions, c’est de faire intervenir des tiers prestataires privés qui ont une expérience avérée dans le domaine d’organisation des événements, le domaine de l’événementiel, de gestion hôtelière, immobilière. On peut même adopter un système de consortium mais il faut aussi joindre le comité olympique et les fédérations concernées.Le sport et l’immobilier, c’est le business.Les infrastructures construites dans le cadre des jeux de la francophonie ne sont pas viables parce que le modèle de gestion standard ne leur permet pas de se prendre en charge. Les entretiens, les rémunérations des agents, la réalisation des activités sportives, tout ça demande de l’argent. Nous avons fait une étude pour savoir ce que peuvent rapporter ces infrastructures et les chiffres sont assez rassurants.Ceci permettrait, pour un premier temps, de ne pas faire porter tout le poids de la charge à l’Etat à 100% avec comme objectif final de faire en sorte que la gestion de ces infrastructures devienne autonome », a-t-il dit
Sous d’autres cieux, l’état propriétaire d’infrastructures s’associe avec des privés dans le cadre des Partenariats public-privé(PPP) en cédant une partie de la gestion ou la gestion tout entière à la partie « Privé » pour optimiser la rentabilité de ces infrastructures.

« Au Président de la République, nous disons merci papa. Merci le premier des sportifs congolais. Nous avons sauté plus d’un demi-siècle avec le sport.
La RDC n’a jamais eu un gymnase sportif dédié au judo. Aujourd’hui, nous en avons.
La RDC n’a jamais eu de stadium de basket couvert. Aujourd’hui, nous en avons.
La RDC n’a jamais eu de complexe hôtelier aux abords des stades. Aujourd’hui nous en avons.
Cher Président, aujourd’hui, avec votre impulsion, vous avez mis la RDC en orbite en ce qui concerne l’organisation de compétitions sportives internationales mais il nous sera difficile de le faire avec le modèle actuel de gestion des infrastructures. Il s’agit de la nomination des administrateurs des stades et des infrastructures sportives par le ministère des sports. Nous voulons une association d’intelligences, des gens qui sont dans le sport à travers le comité olympique et les différentes fédérations, des gens qui sont dans la gestion immobilière et des gens qui sont dans l’événementiel. Qu’ensemble ils puissent réfléchir sur le modèle de gestion viable et rentable des infrastructures sportives en RDC que nous vous proposons. Cela nous permettra de garder cet héritage que vous nous avez légué, que vous avez légué au peuple congolais, pour que la diplomatie de la RDC soit aussi une diplomatie sportive.
Pour tout cela, nous vous disons merci.
Merci Fatshi, merci Fondation, merci Président ».
kongo émergent
La rédaction
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3 réponses
Bel article
Très bonne idée
Espérons que cela atteigne les décideurs