Il semblerait que l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) soit au cœur d’une nouvelle polémique concernant les émoluments perçus par certains de ses hauts responsables. D’après des sources internes, une situation troublante se dessinerait autour de la gestion des véhicules et des indemnités kilométriques (IK).
Au début de leur mandat, les dirigeants de l’INPP auraient loué des véhicules à la société Taverne, propriété de Bahati Lukwebo, pour un montant de 9000 dollars par mois. Cependant, après quelques mois, il aurait été constaté que ce contrat bénéficiait principalement à Taverne. Les responsables auraient alors décidé d’utiliser leurs propres véhicules tout en maintenant le même contrat, leur permettant ainsi de percevoir les 9000 dollars pour leurs propres véhicules utilisés comme en location.
De plus, il semblerait qu’un décaissement pour l’achat de véhicules de fonction ait été effectué. Néanmoins, malgré ce décaissement, les responsables continueraient à percevoir les 9000 dollars mensuels sous couvert de la rubrique IK, bien que cette dernière soit déjà incluse dans leurs émoluments. À cela s’ajouterait un quota hebdomadaire de carburant, ce qui pourrait signifier que les véhicules du Directeur Général (DG) et du Président du Conseil d’Administration (PCA) consommeraient près de 22000 dollars par mois.
En outre, des prestataires travailleraient au cabinet du DG en violation du règlement d’ordre intérieur et du statut de l’INPP. Les rémunérations des membres du cabinet du DG seraient payées en dollars, allant de 3250 dollars pour le plus élevé à 1200 dollars pour le plus bas, des montants supérieurs à ceux de certains cadres de direction et de la grande majorité des agents de l’INPP.
Le plus bas salaire des agents de l’INPP, incluant les IK, serait de 1.500.000 FC environs 500$ ce qui suscite de nombreuses plaintes parmi eux. Certains s’interrogeraient sur l’absence de contrôle de l’Inspection Générale des Finances (IGF), allant jusqu’à suggérer que cette dernière pourrait être influencée par le DG, qui aurait engagé un inspecteur des finances en tant que prestataire dans son cabinet.
Enfin, les réunions du Conseil d’administration auraient lieu trois à quatre fois par mois, en violation de la loi qui n’en reconnaît qu’une seule, ainsi qu’une réunion extraordinaire. Les membres du Conseil s’attribueraient des cachets supplémentaires, ce qui expliquerait la fréquence élevée de ces réunions.
Les agents de l’INPP, excédés par cette situation, appellent à une intervention urgente des autorités compétentes pour mettre fin à ces pratiques controversées.
Tiré de La Lanterne.
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