Accueil EnvironnementQuand Madame Ève Bazaïba ignore le génie Congolais au profit des intérêts étrangers.

Quand Madame Ève Bazaïba ignore le génie Congolais au profit des intérêts étrangers.

La République démocratique du Congo (RDC), nation débordant de ressources naturelles et humaines, persiste néanmoins à dépendre de l’expertise étrangère pour surmonter ses défis locaux. Une récente illustration de cette tendance est l’entente conclue avec le collège d’ingénierie THIAGARAJAR en Inde, visant à introduire une technologie novatrice de bitumage des routes à base de déchets plastiques. Bien que cette initiative présente des avantages potentiels sur les plans environnementaux et technologiques, elle suscite également d’importantes interrogations quant à la transparence des contrats publics, la sous-utilisation des compétences nationales et l’absence de vision stratégique des décideurs.

Une initiative entachée d’opacité

Théoriquement, ce partenariat pourrait transformer les infrastructures nationales tout en proposant une solution ingénieuse à la problématique des déchets plastiques. Néanmoins, le flou entourant les modalités de cet accord, supervisé par madame la ministre de l’Environnement, alimente une méfiance généralisée. Dans un contexte congolais marqué par des pratiques opaques, beaucoup se demandent si cet engagement ne profite pas davantage aux intérêts particuliers qu’au bien commun.Les retombées néfastes des rétrocommissions, ces pots-de-vin qui jalonnent fréquemment les projets internationaux en RDC, plane comme une ombre sur cette initiative. Combien de décisions relatives à ce projet ont-elles été dictées par des préoccupations personnelles plutôt que par la quête d’une solution pérenne pour le pays ? Cette interrogation demeure sans réponse.

Des compétences locales reléguées à l’arrière-plan

Alors que des accords internationaux se multiplient, la jeunesse congolaise continue de faire preuve d’une ingéniosité remarquable dans l’ombre. Plusieurs initiatives nationales, telles que celles menées par des entreprises comme @vcentralplast, œuvrant dans le recyclage des plastiques, attestent que la RDC possède déjà les talents nécessaires pour entreprendre des projets analogues. Pourquoi, alors, ces acteurs locaux ne bénéficient-ils pas du soutien requis pour accroître leur impact ? S’agit-il d’une défiance de la part des dirigeants ? Ou d’un effort conscient visant à marginaliser un potentiel susceptible de défier l’ordre établi ? Les jeunes ingénieurs et entrepreneurs congolais, bien qu’ingénieux, voient souvent leurs aspirations étouffées par un système favorisant les puissances du capitalisme international.

L’opacité caractérisant la gestion des marchés publics en RDC n’est pas un phénomène nouveau. La loi n°10/010 de 2010, bien qu’introduite pour moderniser les processus et les encadrer, n’a pas réussi à éradiquer les pratiques douteuses. Ce climat de suspicion entrave toute implication véritable de la société civile dans le suivi des grands projets.Dans un tel contexte, des initiatives comme celle-ci tendent à n’enrichir qu’une élite restreinte, tout en alourdissant la dette publique et en privant les citoyens des bénéfices escomptés. Il est impératif que la RDC cesse de s’engager dans cette voie sans issue, sous peine de conséquences désastreuses pour son développement.

Dans la sagesse populaire africaine, il est dit qu’un éléphant, en passant, ne laisse derrière lui que des empreintes et des nuages de poussière. De même, les collaborations internationales, lorsqu’elles sont dépourvues d’une stratégie de transfert de compétences, reproduisent ce schéma. Elles éblouissent dans un premier temps, mais leur impact s’avère rarement durable. Et qui en souffre ? La population congolaise, comparable à l’herbe de la savane, qui subit ces grandes manœuvres sans en tirer profit.

Des pistes vers un renouveau stratégique

Pour échapper à ce cercle vicieux d’opacité et de dépendance, plusieurs propositions méritent d’être examinées :

1. Transparence absolue : La divulgation intégrale des termes des contrats publics s’impose afin de restaurer la confiance citoyenne.

2. Promotion des talents locaux : L’État doit prioriser et renforcer les initiatives nationales exemplaires, comme celles portées par @vcentralplast.

3. Inclusion des compétences nationales :Toute collaboration internationale devrait impérativement intégrer une clause garantissant le transfert effectif de savoir-faire.

4. Rigueur éthique et sanctions : Les pratiques corruptives et tout manquement à l’éthique dans l’attribution des marchés doivent faire l’objet de sanctions sévères et exemplaires.

5. Investissement éducatif : Un effort soutenu dans la formation des jeunes dans les domaines technologiques et environnementaux est crucial pour réduire la dépendance aux solutions exogènes.

Il est crucial que la RDC revoie ses priorités en valorisant pleinement ses ressources humaines. La jeunesse congolaise, riche d’innovations et d’énergie, doit occuper une place centrale dans la stratégie nationale. Les mastodontes internationaux peuvent bien défiler avec éclat, mais si la savanel(le peuple congolais)ne prospère pas, leur passage n’aura été qu’un souffle éphémère troublant l’horizon. Il appartient à la RDC de se libérer du joug des intérêts étrangers pour devenir le creuset où les talents nationaux façonneront l’avenir.

La rrédaction.

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