Accueil ÉlectionsUne voix qui s’est tue

Une voix qui s’est tue

Depuis février 2024, la famille de Pathy Masiala Ngoma vit dans l’attente et l’angoisse. Ce jeune homme, engagé dans une démarche citoyenne au sein du Renouveau charismatique de l’Église catholique, avait pris la parole lors d’une rencontre pour inviter ses compatriotes à réfléchir sur l’avenir collectif. Dans une interview, il évoquait les difficultés quotidiennes que traversent de nombreux foyers et appelait à un sursaut de conscience.

Quelques jours après la diffusion de ses propos, il est convoqué à deux reprises par la Police nationale. Depuis, plus aucune trace de lui. Sa disparition reste entourée de silence, laissant sa famille dans une douleur profonde et une quête incessante de vérité.

La Constitution congolaise, dans ses articles 23 à 26, proclame pourtant des droits essentiels : liberté d’expression, droit de réunion pacifique, accès à l’information et protection de la presse. Ces principes devraient permettre à chacun de partager ses réflexions et d’échanger sur la vie du pays. Mais les organisations de défense des droits humains relèvent régulièrement que ces garanties ne sont pas toujours respectées dans la pratique.

Aujourd’hui, l’appel lancé par ses proches dépasse le cadre familial. Il s’adresse aux Nations unies, aux ONG, aux églises et à toutes les personnes de bonne volonté. Retrouver Pathy, qu’il soit vivant ou mort, c’est aussi rappeler que la parole citoyenne ne devrait jamais être synonyme de disparition.

La rédaction.

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